RDC : Tshisekedi crée un Comité d’organisation préliminaire pour le Dialogue national

Le président Félix Tshisekedi a signé une ordonnance instituant un Comité d’organisation préliminaire chargé de préparer le Dialogue national annoncé fin août. Placé sous l’autorité du Chef de l’État, cet organe doit réunir les conditions matérielles, logistiques et sécuritaires nécessaires à la mise en place d’une Commission préparatoire.
Le chef de l’État congolais a signé, ce 13 septembre, l’ordonnance créant le Comité d’organisation préliminaire du Dialogue national. L’annonce a été confirmée par la porte-parole de la présidence, Tina Salama.
Une mission d’abord logistique et sécuritaire
Selon le texte de l’ordonnance, ce comité aura pour mission de réunir toutes les dispositions matérielles, logistiques et sécuritaires en vue de la mise en place d’une Commission préparatoire. Il devra également favoriser les premiers contacts avec les différentes composantes nationales et les partenaires internationaux.
Le comité est placé sous l’autorité directe du Chef de l’État. Sa composition prévoit un coordonnateur, un coordonnateur adjoint et des membres. Les noms des personnes désignées à ces fonctions n’avaient pas encore été communiqués à la mi-journée.
Un dialogue annoncé fin août
Ce comité s’inscrit dans le prolongement du Dialogue national annoncé par Félix Tshisekedi le 27 août, lors d’une adresse à la nation. Le processus doit déboucher sur un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».
Le format retenu prévoit deux étapes : des consultations dans les 26 provinces du pays, avant des assises finales à Kinshasa. Le président a fixé une durée maximale de trois mois, sans préciser de date de lancement.
Les groupes armés combattant l’ordre constitutionnel, ceux qui occupent des territoires par la force, ainsi que l’AFC/M23 dont les pourparlers se poursuivent par ailleurs à Doha sont exclus de ce cadre en tant que composantes politiques.
Des attentes sur l’inclusivité
Dès le 1er septembre, plusieurs voix de la société civile, dont l’AETA, avaient réclamé que l’opposition et la société civile soient représentées dans la composition du comité d’organisation, y voyant un premier test de crédibilité pour l’ensemble du processus.
