Dialogue national : la C64 annonce une réunion d’urgence après le discours de Tshisekedi

Dans un entretien, Prince Epenge a annoncé la tenue d’une réunion d’urgence au sein de la C64 pour définir une position commune après le discours de Félix-Antoine Tshisekedi sur le dialogue national. Il appelle par ailleurs la population à rester mobilisée.
La coalition d’opposition C64 doit se réunir en urgence pour arrêter sa position sur le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi. L’annonce a été faite par Prince Epenge, porte-parole de la plateforme Lamuka au lendemain du discours du chef de l’État.
« Nous, de la coalition d’opposition Lamuka, nous, de l’ADD Congo et de la C64, nous allons nous réunir aujourd’hui et nous allons fixer l’opinion. Nous savons ce que nous voulons pour notre pays », a déclaré Prince Epenge.
Une position attendue après la réunion
Selon lui, ces concertations doivent permettre de déterminer la ligne à suivre face à l’initiative présidentielle. Il annonce également plusieurs réunions à venir au niveau des partis et coalitions politiques, afin, selon ses mots, de « fixer l’opinion » et de « fixer le cap ». La position de la C64 sur le dialogue national devrait être connue à l’issue de ces échanges.
En attendant, Prince Epenge appelle la population à la vigilance : « Nous appelons le peuple à rester vigilant, à rester debout, à rester mobilisé. Personne ne va trahir le peuple », a-t-il assuré. Il a également prévenu : « Ce qui est sûr, c’est que nous n’accompagnerons personne dans n’importe quelle entreprise périlleuse. »
Contexte
Cette sortie intervient après le message à la nation de Félix-Antoine Tshisekedi, jeudi 27 août, dans lequel le chef de l’État a détaillé les étapes du dialogue national inclusif — forums provinciaux, puis assises finales à Kinshasa. Le président a par ailleurs exclu toute possibilité de s’asseoir à la même table que des groupes ayant pris les armes contre l’État. La C64 réclame depuis plusieurs semaines la tenue rapide de ce dialogue et avait déjà fixé des ultimatums au pouvoir sur ce dossier.
