Crash de Kenge: les FARDC perdent deux généraux, le bilan s’alourdit à 17 morts

Un avion revenant d’une mission à Kikwit s’est écrasé vendredi 25 septembre à Kenge, chef-lieu du Kwango. Parmi les victimes, deux hauts magistrats militaires : le premier président de la Haute Cour militaire et l’auditeur général des FARDC. Une enquête a été ouverte.
Un avion de la compagnie Tracep Congo Aviation s’est écrasé vendredi 25 septembre, en fin d’après-midi, dans le quartier Manzawu, à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. L’appareil effectuait le trajet retour entre Kikwit, dans le Kwilu, et Kinshasa.
Selon le maire de Kenge, Noël Kuketuka Mbemba, l’avion avait quitté Kikwit vers 13h50 et s’est écrasé une quinzaine de minutes plus tard, après avoir cherché en vain un endroit où atterrir. « Il a fait quelques tours et puis il est allé s’écraser dans une parcelle », a-t-il rapporté.
Deux généraux parmi les victimes
Dans un communiqué signé par son porte-parole, le général-major Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, l’État-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a annoncé la mort de deux officiers généraux : le lieutenant-général Joseph Mutombo Katalayi Tiende, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, auditeur général des FARDC près cette même juridiction, en poste depuis mars 2021.
Les deux hommes revenaient d’une mission de service effectuée à Kikwit. Le communiqué précise que douze autres membres de la délégation, ainsi que des membres de l’équipage, ont également péri dans l’accident.
Un bilan qui s’alourdit
Les premières informations communiquées vendredi par les autorités provinciales faisaient état de 13 morts, soit l’ensemble des occupants de l’appareil. Le vice-gouverneur du Kwango, Rémy Saki, qui assure l’intérim du gouverneur Willy Bitwisila, a ensuite fait état d’un bilan élargi à 17 victimes : 13 militaires, dont les deux généraux, et 4 civils, parmi lesquels un enfant. Ce bilan, encore présenté comme non définitif par certains médias samedi matin, n’a pas été confirmé de façon uniforme par l’ensemble des sources consultées.
Douze corps ont été retrouvés calcinés ; seul celui du pilote a pu être récupéré intact. Les dépouilles ont été transférées à la morgue après l’intervention de la Croix-Rouge.
Une enquête ouverte
Le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA) a ouvert une enquête de sécurité pour établir les circonstances et les causes exactes du crash. Les FARDC ont, de leur côté, annoncé l’ouverture de leurs propres investigations. Les services techniques provinciaux ont été chargés de sécuriser le site et de faciliter l’identification des victimes.
La perte du lieutenant-général Likulia Bakumi prive notamment la justice militaire congolaise de son ministère public dans plusieurs procès en cours devant la Haute Cour militaire, dont certains impliquant des officiers supérieurs des FARDC.
Dans leur communiqué, les Forces armées de la RDC ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes.
