Nord-Kivu: journée « Stop Ebola » ce lundi 19 octobre, les activités non essentielles suspendues

L’autorité provinciale du Nord-Kivu a décrété une journée « Stop Ebola » sur toute l’étendue de la province le lundi 19 octobre 2026. Les activités professionnelles, commerciales, scolaires et religieuses non-indispensables y sont suspendues, alors que la province recensait 1 859 cas confirmés au 8 octobre.
La mesure figure dans un communiqué officiel daté du 9 octobre à Beni, émanant du cabinet du gouverneur de province. Elle fait suite à une réunion de concertation avec les autorités politico-administratives, les leaders communautaires, la société civile, les femmes, les jeunes, les mouvements citoyens, les confessions religieuses et les opérateurs économiques.
Ce qui est suspendu, ce qui continue
Pendant la journée, toutes les activités professionnelles, commerciales, scolaires, les cultes et les autres activités jugées non-indispensables sont suspendues.
Les établissements de soins de santé, les pharmacies, les équipes de la riposte contre Ebola et les services de l’ordre et de sécurité sont appelés à poursuivre leurs missions.
Une journée de recueillement et de sensibilisation
Selon le communiqué, la journée sera consacrée au recueillement en mémoire des personnes décédées, à la solidarité envers leurs familles, à la compassion avec toutes les personnes touchées et à la sensibilisation de la population sur les dangers de la maladie à virus Ebola.
Un bilan qui s’alourdit
Le texte alerte sur l’aggravation de la situation épidémiologique. Au 8 octobre 2026, le cumul provincial s’établissait, selon l’autorité provinciale, à 1 859 cas confirmés. Il comptait 1 110 décès, 215 guéris, 38 sortis sans avis médical et 496 cas actifs.
Début octobre, MSF avait déjà alerté sur une recrudescence dans la province. Le Nord-Kivu concentrerait désormais près de 40 % des nouveaux cas confirmés dans le pays, contre 24 % fin août, avec des centres de traitement proches de la saturation.
Le communiqué demande aux autorités politico-administratives, aux services de sécurité et aux responsables des services publics et privés de veiller à la diffusion et à l’application de ces dispositions.
Olivier Syasemba _ Masharikinews
