Miguel Masaisai, le cycliste de la paix, rentre à Kinshasa pour un dernier homage

Une semaine après sa mort dans un accident de la route au Congo-Brazzaville, la dépouille du cycliste congolais Miguel Masaisai a été rapatriée à Kinshasa ce vendredi 25 septembre. Une foule s’est recueillie à son passage, du Beach Ngobila jusqu’à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire.
Miguel Masaisai n’atteindra pas Rabat. Le jeune cycliste congolais, parti de Goma le 1er mai pour rallier le Maroc à vélo dans le cadre de son projet « Pedals for Peace », est mort le 18 septembre dans un accident de la route à Ouesso, dans le nord du Congo-Brazzaville, près de la frontière camerounaise. Une panne de vélo l’avait contraint à monter dans un taxi ; le véhicule a été percuté par un camion. Les deux autres passagers et le chauffeur ont également péri.
Âgé de 23 ans, l’athlète avait déjà rallié Goma au Cap, en Afrique du Sud, en 2025. Cette année, il avait traversé la RDC d’est en ouest, atteignant Kinshasa le 5 août après 67 jours de route et plus de 6 500 kilomètres parcourus, avant de reprendre sa route vers le Congo-Brazzaville le 6 septembre. Son objectif : porter, à travers le sport, un message de paix pour les populations de l’est de la RDC.
Un rapatriement chargé d’émotion
Ce vendredi 25 septembre, sa dépouille est arrivée à Kinshasa via le Beach Ngobila. Selon les informations transmises par la rédaction, la délégation était conduite par un conseiller du ministre des Sports et Loisirs Didier Budimbu.
Le cortège funèbre a traversé la capitale le long du boulevard du 30 Juin puis de l’avenue de la Libération, escorté par des cyclistes venus lui rendre un dernier hommage, jusqu’à la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire. Une haie d’honneur à vélo a été formée à son passage.
Selon le chargé de communication de la Fédération congolaise de cyclisme (FECOCY), Olivier Mbuilu, le corps reste gardé à la morgue en attendant la publication du programme officiel des obsèques.
La mort de Miguel Masaisai a suscité une vive émotion, notamment à Goma, sa ville natale, où des dizaines de sportifs lui ont déjà rendu hommage. Plusieurs voix, dont celle du président du Conseil national de la jeunesse Claude Mbuyi, plaident désormais pour qu’il soit reconnu comme un « héros de la paix ».
