Ebola en Ituri : une clinique de suivi des survivants ouvre ses portes à Bunia

Un programme de suivi post-guérison pour les survivants d’Ebola a été lancé en Ituri, avec l’ouverture d’une clinique spécialisée à Bunia. L’objectif : assurer la continuité des soins après la sortie des centres de traitement, alors que le nombre de guéris continue de progresser en RDC.
Un dispositif dédié au suivi des survivants d’Ebola a été mis en place à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, avec l’ouverture d’une clinique spécialisée. Cette structure doit offrir un cadre permanent pour accompagner les personnes guéries au-delà de leur sortie des centres de traitement d’Ebola (CTE).
Un accompagnement au-delà de la guérison clinique
La sortie d’un CTE ne marque pas toujours la fin des difficultés pour un survivant. Des problèmes de santé peuvent persister après la maladie – douleurs articulaires, troubles de la vision ou séquelles neurologiques sont régulièrement rapportés chez d’anciens malades d’Ebola, un ensemble de symptômes parfois désigné comme le « syndrome post-Ebola ». À cela s’ajoutent des difficultés d’ordre social : la stigmatisation et la méfiance de certaines communautés compliquent souvent le retour des survivants auprès de leurs familles.
La nouvelle clinique de Bunia entend répondre à ces deux dimensions, médicale et sociale, en offrant un accompagnement adapté aux besoins qui se manifestent après la guérison.
Une épidémie toujours active, un nombre de guéris en hausse
La 17e épidémie d’Ebola en RDC, causée par la souche Bundibugyo, a été déclarée le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri avant de s’étendre à d’autres provinces, notamment le Nord-Kivu. Selon les chiffres avancés, 1 823 personnes seraient à ce jour guéries de la maladie en RDC, un total en progression depuis la mi-août, lorsque plus de 1 100 guérisons avaient été recensées dans la seule province de l’Ituri.
Le suivi post-guérison des survivants constitue un volet important de la réponse sanitaire, aux côtés de la prise en charge des malades et des activités de prévention. Ce programme s’inscrit dans le cadre plus large du plan révisé de 180 jours annoncé début septembre par la RDC et ses partenaires pour intensifier la riposte contre l’épidémie.
