Ituri : au moins sept civils tués dans une attaque attribuée aux ADF à Amani, en territoire de Mambasa

Sept personnes ont été tuées et une vingtaine de maisons incendiées tôt ce samedi 29 août 2026 à Amani, dans le groupement Babila Teturi, lors d’une nouvelle incursion attribuée aux rebelles ADF. Le bilan reste provisoire et plusieurs habitants sont portés disparus.
La localité d’Amani, située à plus de 30 kilomètres à l’ouest de Biakato-centre, dans le groupement Babila Teturi, chefferie de Babila Babombi, a été la cible d’une nouvelle attaque tôt ce samedi 29 août 2026. Les faits sont attribués à des éléments présumés des Forces démocratiques alliées (ADF).
D’après des acteurs de la société civile locale, l’attaque est survenue aux environs de 4 heures du matin. Des habitants sans moyen de défense auraient été pris pour cible.
Un bilan encore provisoire
Le bilan provisoire fait état de sept personnes tuées, d’une vingtaine de maisons incendiées et de plusieurs disparus. Ce décompte pourrait s’alourdir, l’accès à certaines zones affectées restant difficile et les assaillants étant, selon les mêmes sources, toujours en mouvement dans le secteur.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités sécuritaires sur cette attaque et son bilan n’a été rapportée.
Une série d’incidents dans la zone
Cette incursion s’inscrit dans une succession d’attaques signalées ces derniers jours dans le territoire de Mambasa. Elle intervient au lendemain d’une attaque rapportée à Mabakuha, dont le bilan n’était pas encore connu, et après la découverte d’un corps sans vie à Masenze.
Grâce Kakundo Kasamba, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) pour le groupement Babila Teturi, alerte sur cette répétition d’incidents. Selon lui, ce climat de peur pousse déjà une partie de la population d’Amani à fuir, par crainte d’une progression des assaillants vers d’autres villages. Il appelle le gouvernement à renforcer d’urgence la présence sécuritaire pour protéger les civils.
Le responsable de la NSCC demande aussi une certaine compréhension à l’égard des cultivateurs contraints d’abandonner précipitamment leurs champs, parfois avec leur cacao non fermenté, pour sauver leur vie. Il invite les services chargés de la criminalité économique à tenir compte de ce contexte avant toute sanction.
De son côté, Ram’s Malikidogo, coordonnateur territorial de l’APDEF à Mambasa, décrit une situation particulièrement alarmante, avec d’importantes pertes humaines et matérielles et un bilan encore incomplet. Selon lui, les assaillants auraient également traversé Biamu après l’attaque de Mabakuha.
Un appel à l’action des autorités
Les deux structures citoyennes exhortent les autorités à agir sans délai pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines et de nouveaux déplacements. Elles appellent par ailleurs la population à collaborer avec les FARDC et les autres services de sécurité, notamment en transmettant toute information susceptible de prévenir de nouvelles incursions.
Sources : société civile locale (NSCC, APDEF/Mambasa)
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