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Éducation

Rentrée scolaire 2026-2027 : près de 31 millions d’élèves attendus en RDC, Raïssa Malu exige des résultats concrets

Par Rédaction · 1 septembre 2026 · 16:18
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Raïssa Malu Dinanga

La République démocratique du Congo a lancé ce mardi 1er septembre son année scolaire 2026-2027 sur l’ensemble du territoire. Près de 31 millions d’élèves sont attendus. Depuis la N’Sele, à Kinshasa, la ministre d’État Raïssa Malu a placé cette rentrée sous le signe de l’exécution des réformes et de la qualité des apprentissages, tout en reconnaissant un contexte marqué par Ebola et l’insécurité.

Le coup d’envoi a été donné ce mardi 1er septembre 2026 par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, à l’École primaire 1 de la N’Sele et à l’Institut technique agricole et vétérinaire (ITAV) de la N’Sele, dans la périphérie est de Kinshasa. La cérémonie s’est tenue en présence du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, ainsi que d’autorités du secteur éducatif, d’enseignants, d’élèves et de parents.

Selon les données communiquées par le ministère, près de 31 millions d’élèves sont attendus dans les établissements du pays pour cette année scolaire. À Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba a évoqué plus de trois millions d’enfants attendus, soit environ 16 % de l’effectif national.

Une rentrée mesurée à la qualité, pas seulement aux portes ouvertes

D’entrée de jeu, la ministre d’État a fixé le cap. « Une rentrée réussie ne se mesure pas seulement au nombre d’écoles qui ouvrent leurs portes le premier jour. Elle se mesure à la présence effective des enseignants et des élèves, au respect du calendrier scolaire, à la qualité des enseignements, à la bonne gestion des établissements et aux progrès réalisés par les enfants tout au long de l’année », a-t-elle déclaré.

Raïssa Malu a insisté sur la mise en œuvre des réformes engagées ces derniers mois. « Cette rentrée doit maintenant être celle de l’exécution. Au cours des derniers mois, nous avons engagé plusieurs réformes. Notre responsabilité, cette année, est de faire en sorte qu’elles produisent des changements concrets dans les écoles et, surtout, dans les apprentissages de nos enfants », a-t-elle affirmé, appelant les enseignants à la présence et à l’exigence en classe.

Ebola et insécurité : une rentrée différenciée

La ministre a reconnu un « contexte exigeant ». Six des vingt-six provinces du pays sont concernées par l’épidémie de maladie à virus Ebola : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé, l’Ituri restant l’épicentre de la flambée en cours. En parallèle, plusieurs zones de l’Est restent affectées par les conflits armés.

« Certaines parties de notre pays restent confrontées à l’insécurité et aux conflits ; d’autres font face au risque sanitaire lié à la maladie à virus Ebola. Mais notre devoir reste le même : faire fonctionner l’école partout où cela est possible et préserver le droit à l’éducation partout où les circonstances rendent la situation plus difficile », a souligné la ministre, en ayant « une pensée particulière » pour les élèves, enseignants et familles des zones affectées par les conflits.

Dans les provinces touchées par Ebola, le gouvernement a opté pour un dispositif différencié plutôt qu’une règle unique. Les autorités sanitaires déterminent le niveau de risque de chaque zone, et le ministère adapte les modalités d’enseignement. « Lorsque les conditions sanitaires le permettent, les cours se poursuivent en présentiel avec les mesures de prévention requises. Lorsque le niveau de risque l’exige, un dispositif léger d’enseignement à distance permet de maintenir les apprentissages en lien avec l’école », a expliqué Raïssa Malu.

Cantines, gratuité et éveil citoyen

Au-delà de la sécurité et de la santé, la ministre a annoncé le déploiement de 78 cantines scolaires pilotes, soit trois par province, une première étape destinée à améliorer les conditions concrètes d’apprentissage et à retenir les enfants à l’école. Le gouvernement a également réaffirmé la gratuité de l’enseignement primaire public et rappelé aux responsables scolaires les dispositions en vigueur sur les frais.

Les clubs de veille citoyenne doivent par ailleurs prendre progressivement leur place dans les établissements. « L’école congolaise ne doit pas seulement transmettre des connaissances. Elle doit former des citoyens responsables, respectueux du bien commun, patriotes et fidèles à la République », a insisté la ministre.

Une reprise qui s’annonce inégale

Sur le terrain, la rentrée reste contrastée. Une partie des enseignants observe un mot d’ordre de grève, ce qui pourrait affecter la présence effective dans certains établissements. Dans les zones sous contrôle de la rébellion AFC/M23, une rentrée distincte s’organise en dehors du dispositif national. L’année qui s’ouvre servira ainsi de test à la promesse d’exécution portée par la ministre.

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