GENOCOST 2026 : Félix Tshisekedi et Denise Nyakeru honorent la mémoire des millions de victimes au Mémorial de Kinshasa

Le couple présidentiel a pris part, ce dimanche 2 août, à la cérémonie officielle de commémoration du Genocost, au Mémorial de Kinshasa. Une journée de recueillement dédiée aux millions de Congolais emportés par près de trois décennies de conflits armés liés à l’exploitation des ressources naturelles du pays.
Un recueillement au cœur de la capitale
C’est dans une atmosphère empreinte de gravité que le Président de la République, Félix Tshisekedi, et la Première Dame, Denise Nyakeru, ont participé à la commémoration de la Journée nationale du Genocost, au Mémorial érigé à Kinshasa en mémoire des victimes.
Entouré des représentants des institutions, de délégations officielles et des familles de victimes, le chef de l’État a rendu hommage aux millions de Congolais tués, déplacés ou portés disparus depuis le déclenchement, en 1998, de ce que l’histoire retient comme l’un des épisodes les plus meurtriers du continent africain.
Genocost : un génocide à motivations économiques
Contraction des mots « génocide » et « cost » (coût, en anglais), le terme Genocost désigne les crimes de masse commis en République démocratique du Congo, dont le principal mobile demeure, selon les autorités, l’exploitation illégale des immenses richesses naturelles du pays.
Instituée par le gouvernement et célébrée chaque 2 août, cette journée vise à faire vivre le souvenir des victimes et à réaffirmer l’engagement collectif afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus. La commémoration de cette année marque la quatrième édition de cet hommage national.
Mémoire, dignité et reconnaissance internationale
Au-delà du recueillement, la démarche congolaise porte une ambition claire : obtenir une reconnaissance internationale du Genocost. Les autorités ont appelé à une mobilisation nationale et diplomatique, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein des ambassades de la RDC, pour que ces crimes ne tombent jamais dans l’oubli.
Placée sous le triple sceau de la mémoire, de la dignité et de la justice, cette journée réaffirme la volonté de Kinshasa de replacer la question de la justice transitionnelle au centre du débat, alors que l’est du pays continue de subir les affres de la guerre.Sources : Présidence de la RDC
