Le cardinal Ambongo appelle au dialogue : “le pays est en péril”

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, a lancé un appel pressant au dialogue national, estimant que la réforme constitutionnelle ne répond pas aux urgences réelles du pays. Il s’exprimait ce lundi 6 juillet à Bokungu, dans la province de la Tshuapa, lors de la messe de prémices de Mgr José-Bernard Likolo, évêque de Lisala et administrateur apostolique de Budjala.
Devant les fidèles, le prélat a insisté sur la nécessité pour les Congolais de se réunir et de dialoguer sincèrement, avertissant que l’absence d’un tel dialogue compromettrait l’avenir même du pays.
Pour le cardinal, la priorité nationale n’est pas institutionnelle mais sociale. Il a dénoncé un décalage entre les préoccupations réelles de la population et l’agenda politique du moment, jugeant que le débat sur la Constitution détourne l’attention de la détresse sociale des Congolais. Il est allé jusqu’à qualifier l’adhésion populaire à ce débat de « nouvelle forme d’esclavage ».
L’archevêque a également mis en garde les fidèles catholiques contre une confiance aveugle envers la classe politique, se positionnant, avec les autres évêques du pays, comme des défenseurs plus sincères des intérêts du peuple que certains responsables politiques accusés de poursuivre des intérêts personnels sous couvert de représenter la population.
Cette sortie du cardinal Ambongo intervient alors que la tension monte autour du projet de référendum constitutionnel et de la marche de l’opposition prévue ce 8 juillet.

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