Mambasa : deux civils tués et une vingtaine de personnes portées disparues dans de nouvelles attaques attribuées aux ADF
La chefferie des Babila-Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri), reste sous pression. Deux civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche 9 août 2026, au cours de deux incidents distincts, tandis qu’au moins 21 personnes sont portées disparues après plusieurs incursions attribuées aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), selon la société civile locale.
La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Mambasa. Le premier meurtre a été signalé à Mirindi, aux environs de Mambasa-centre. Un second civil a été abattu au point kilométrique 26, sur l’axe Mambasa-Makeke.
Ces violences ont ravivé l’inquiétude des habitants et perturbé les activités socio-économiques. Dimanche, plusieurs activités sont restées paralysées au PK 26, où la crainte de nouvelles incursions pousse les populations à la prudence.
Une série d’attaques qui s’allonge
Ces incidents s’ajoutent à une longue liste d’attaques qui frappent depuis plusieurs semaines différentes entités de Mambasa. Dans la chefferie des Babila-Babombi en particulier, des civils ont été tués, enlevés ou contraints de fuir leurs villages face aux incursions répétées attribuées aux ADF.
Quelques jours plus tôt, dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 août, une attaque meurtrière avait déjà été signalée à Banana-École, à une vingtaine de kilomètres de Mambasa-centre, dans le groupement Bapongomo. Selon des organisations locales de défense des droits humains, plusieurs corps y avaient été retrouvés et des habitants pris en otage, le bilan restant provisoire.
La société civile réclame des offensives
Pour les acteurs locaux, ces nouveaux drames traduisent la persistance d’une menace qui pèse directement sur les populations rurales, notamment celles qui se déplacent entre villages, champs et centres commerciaux.
« Nous demandons à l’armée de mener des offensives contre ces rebelles ougandais afin de libérer les personnes prises en otage », a déclaré Grâce Kakundo, responsable de la Nouvelle société civile locale.
À ce stade, aucune communication officielle des autorités militaires ou administratives n’a précisé un bilan définitif de ces derniers incidents.
Source : Société civile locale ; Mashariki News
