Ebola : les États-Unis débloquent 242 millions USD supplémentaires, portant leur aide directe à plus de 500 millions

Washington a annoncé ce mercredi une nouvelle enveloppe de plus de 242 millions de dollars pour renforcer la riposte à l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo et la région. Ce financement porte l’aide américaine directe à plus de 500 millions de dollars, faisant des États-Unis le premier contributeur financier à la lutte contre la maladie.
Les États-Unis ont annoncé mercredi avoir alloué plus de 242 millions de dollars de financement additionnel pour combattre une flambée d’Ebola que les autorités sanitaires jugent particulièrement virulente. Cette nouvelle enveloppe porte l’aide financière américaine directe à la riposte à plus de 500 millions de dollars, selon le Département d’État.
Les États-Unis en tête des bailleurs
Dans son communiqué, la diplomatie américaine rappelle qu’elle demeure « le principal contributeur financier à la riposte contre Ebola » et appelle les autres pays à accroître leurs contributions face à une maladie sans vaccin ni traitement homologué. L’aide américaine soutient le dépistage, le traitement, la surveillance épidémiologique ainsi que des actions humanitaires plus larges dans les zones affectées.
Une épidémie qui progresse à un rythme « exceptionnel »
La RDC a déclaré sa 17e épidémie d’Ebola le 15 mai, plusieurs semaines après le début présumé de la circulation du virus. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que la flambée se propageait à un rythme « exceptionnel » et a réclamé un renforcement de la riposte sanitaire. Provoquée par la rare souche Bundibugyo, l’épidémie touche une région déjà éprouvée par les conflits armés et les déplacements de populations.
Le dispositif américain, déployé en coordination avec les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), appuie des centres de traitement et des dizaines de structures sanitaires en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, ainsi que des opérations de surveillance transfrontalière dans les pays voisins.
Sources : Département d’État américain; AFP
