Beni : l’UDPS annonce une marche et un sit-in pour réclamer le départ du gouverneur militaire du Nord-Kivu

La fédération de l’UDPS/Tshisekedi de Beni annonce une marche pacifique jeudi 20 août, suivie d’un sit-in vendredi, pour exprimer son « retrait de confiance » à l’égard du gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule. Le parti présidentiel dit agir dans le cadre de la Constitution.
La fédération de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) de la ville de Beni annonce plusieurs activités de contestation contre le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule. Dans une correspondance adressée au maire de la ville et datée du 18 août 2026, le parti dit vouloir exprimer son indignation et retirer sa confiance à l’égard de l’autorité provinciale.
Un calendrier étalé sur plusieurs jours
La première activité est prévue jeudi 20 août. Il s’agit d’une marche pacifique : les militants sont attendus à 10 heures sur l’esplanade de la mairie de Beni, avant un départ vers le gouvernorat annoncé à 10 h 30. La lecture d’un mémorandum est prévue à 13 heures au gouvernorat.
Le vendredi, l’UDPS prévoit un sit-in devant le gouvernorat. Le rassemblement est fixé à 10 h 30 au rond-point ENRA, le départ à 11 h 45 et la lecture du mémorandum à 17 heures. Une réunion extraordinaire est ensuite programmée le samedi à 14 h 30 pour évaluer les activités menées et planifier celles de la semaine du 24 au 29 août.
Le parti demande aux autorités urbaines de prendre acte de cette programmation, qu’il présente comme conforme aux dispositions constitutionnelles relatives aux manifestations publiques.
Les griefs du parti présidentiel
Ces activités prolongent une contestation amorcée quelques jours plus tôt. Le 16 août, les fédérations UDPS/Tshisekedi de Beni, Butembo et du Nord-Kivu rural avaient publié une déclaration politique conjointe exigeant le départ du gouverneur militaire, dénonçant une gestion qu’elles jugeaient défaillante face à la persistance des attaques des ADF dans les territoires de Beni et de Lubero.
Sur le plan administratif, le parti reproche aussi au gouverneur d’écarter ses membres de nominations dans les services publics provinciaux, citant notamment des affectations récentes qu’il conteste. Ces accusations émanent de l’UDPS et n’ont pas fait l’objet, à ce stade, d’une réaction publique du gouvernorat.
Une fronde au sein du camp présidentiel
La démarche est d’autant plus notable qu’elle vient du parti du chef de l’État, Félix Tshisekedi, à l’encontre d’un officier nommé par ordonnance présidentielle en janvier 2025. Le Nord-Kivu demeure placé sous état de siège, régime qui confie l’administration de la province à des autorités militaires, et le gouvernorat est provisoirement installé à Beni depuis l’occupation de Goma par le M23.
À ce jour, aucune décision des autorités urbaines confirmant ou encadrant la tenue de ces manifestations n’a été rendue publique.
Source : communiqué de la fédération UDPS/Beni (18 août 2026)
