Accord de Washington : la RDC présente à la SADC ses avancées sur le désarmement des FDLR

La République démocratique du Congo a fait le point, devant la SADC, sur la mise en œuvre de ses engagements issus de l’accord de paix signé avec le Rwanda le 27 juin 2025 à Washington, sous médiation américaine.
Devant le Conseil des ministres de la SADC, mercredi 12 août, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a annoncé que les FDLR ont signé un protocole prévoyant leur désarmement, leur démobilisation et leur cantonnement, avant un rapatriement au Rwanda ou un transfert vers un pays tiers. Un comité de suivi, associant des partenaires régionaux et internationaux, doit accompagner l’exécution de ces engagements.
« Cette mise à jour est très importante, d’autant plus que la SADC a été très impliquée et reste très impliquée sur la question congolaise », a déclaré le ministre, selon des propos rapportés par son cabinet. Le protocole avait déjà été soumis à Cyril Ramaphosa, président sud-africain et président par intérim de l’organisation.
Cette intervention marque le retour officiel de Kinshasa aux travaux de la SADC, après l’apurement de ses arriérés de contributions. Pendant plus de deux ans, la RDC avait été privée de son droit de parole lors des sessions de l’organisation.
L’accord de Washington place la neutralisation des FDLR et le retrait des forces rwandaises du sol congolais au cœur de ses engagements en matière de sécurité. Mais Kigali conteste le nouveau protocole, qu’il qualifie de « non-événement », et accuse Kinshasa de ne pas honorer ses engagements. Pour Kinshasa, la démarche vise au contraire à priver le Rwanda de tout prétexte au maintien de ses troupes.
Plus d’un an après sa signature, l’accord n’a enregistré aucune avancée significative sur ses deux volets clés. Massad Boulos, conseiller de l’administration Trump pour l’Afrique, a lui-même reconnu cette difficulté devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Sur le terrain, les hostilités et les accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu se poursuivent, tandis que les populations civiles de l’Est continuent de payer un lourd tribut à cette guerre.
