RDC-Congo : le CSAC et le CSLC s’unissent pour mieux réguler les médias numériques

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) de la RDC et le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) de la République du Congo ont tenu une table ronde à Kinshasa les 19 et 20 août 2026. Les deux régulateurs ont signé un mémorandum d’entente pour renforcer leur coopération, notamment face à la désinformation et aux dérives sur les plateformes numériques.
Réunis à Kinshasa pendant deux jours, les représentants du CSAC et du CSLC ont fait le point sur les défis communs que posent l’essor des technologies de l’information et la multiplication des contenus en ligne dans les deux pays.
Les échanges ont porté sur le cadre juridique de chaque institution, leurs pratiques de régulation et les mécanismes mis en place pour garantir la liberté de communication tout en protégeant le public. Le compte rendu de la rencontre cite les deux institutions : « Les membres des deux institutions ont procédé à un partage d’expériences sur le cadre juridique, les pratiques de régulation, ainsi que les mécanismes mis en œuvre pour garantir la liberté de communication, promouvoir le professionnalisme des médias, protéger le public et les institutions, et veiller au respect des règles d’éthique et de déontologie. »
Un mémorandum pour structurer la coopération
Au terme des travaux, le CSAC et le CSLC ont plaidé pour la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les deux organes. Ils ont scellé cet engagement par un mémorandum d’entente portant sur trois axes principaux : l’échange régulier d’informations et de bonnes pratiques en matière de régulation, le renforcement des capacités du personnel des deux institutions, et le développement d’une coopération technique sur la régulation des médias traditionnels comme numériques.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de surveillance accrue des plateformes numériques par les autorités des deux Congo, alors que la désinformation en ligne reste une préoccupation croissante pour les régulateurs de la région.
