Beni : la mort d’un jeune homme dans un cachot de la police interroge sur les conditions de détention

Le décès de Paluku Mukwanza dans un cachot de la Police nationale congolaise à Beni, rapporté par la société civile locale, soulève des questions sur les pratiques de détention et la responsabilité des services de sécurité. Une enquête est réclamée.
Un mort dans un lieu placé sous la responsabilité de la police
Un jeune homme, identifié comme Paluku Mukwanza, serait mort à Beni dans un cachot de la Police nationale congolaise. Un décès survenu dans un espace fermé, sous la garde et la responsabilité des forces de l’ordre, où le détenu se trouvait.
Selon le président de la société civile de Beni, Pépin Kavotha, la victime aurait été interpellée lors d’une patrouille de routine, puis maintenue en détention pour ne pas avoir payé une amende qui lui était réclamée. Ces éléments, rapportés par la société civile, restent à confirmer et n’ont fait l’objet d’aucune version officielle de la police.
Des questions qui restent sans réponse
Plusieurs interrogations demeurent. Sur quelle base légale le jeune homme a-t-il été privé de liberté pour une simple amende impayée ? Dans quelles conditions était-il détenu ? Que s’est-il passé dans ce cachot pour qu’il y trouve la mort ?
Pour l’heure, la Police nationale congolaise n’a communiqué aucune explication sur les circonstances du décès. Cette absence de réponse nourrit les inquiétudes exprimées localement sur le fonctionnement des lieux de détention et sur l’obligation de rendre des comptes qui incombe aux services de sécurité.
La société civile réclame la vérité
La société civile de Beni demande l’ouverture d’une enquête pour établir les circonstances exactes de la mort du jeune homme et déterminer d’éventuelles responsabilités. Elle réclame également la tenue d’audiences publiques.
Au-delà de ce cas, c’est la question de la protection des personnes placées en garde à vue qui est posée.
