Haut-Katanga : au moins huit morts dans une attaque Maï-Maï contre un cantonnement des FARDC à Mitwaba

Une attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï contre un cantonnement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), menée à l’aube du dimanche 2 août 2026 dans la localité de Kyubo Mamba, en territoire de Mitwaba (Haut-Katanga), a fait au moins huit morts, selon un bilan provisoire de la société civile locale. Deux militaires et six membres de leurs familles figurent parmi les victimes, dont plusieurs ont péri dans l’incendie déclenché lors de l’assaut.
Un assaut à l’aube contre le cantonnement
L’attaque s’est produite entre 5 heures et 8 heures du matin, selon des sources locales concordantes. Les assaillants ont d’abord ouvert le feu sur le cantonnement militaire avant d’incendier plusieurs habitations de la localité.
Parmi les huit personnes tuées figurent deux militaires ainsi que l’épouse d’un soldat et cinq enfants, morts dans les flammes. Une dizaine d’autres personnes ont été blessées, dont plusieurs femmes grièvement brûlées, d’après les mêmes sources. Deux militaires atteints par balles ont été évacués vers des structures de soins.
Des renforts déployés depuis Mitwaba-centre
Après leur offensive, les assaillants se seraient repliés. Des renforts des FARDC ont été dépêchés depuis Mitwaba-centre, situé à une centaine de kilomètres de Kyubo Mamba, avec pour mission de sécuriser la zone et de lancer des opérations de poursuite.
Si le calme est depuis revenu dans la localité, la population demeure profondément marquée par la violence de l’attaque.
Une insécurité persistante dans le territoire de Mitwaba
Ce nouvel épisode s’inscrit dans un contexte sécuritaire dégradé. En mars dernier, la station de Lusinga, siège du Parc national de l’Upemba également en territoire de Mitwaba , avait été la cible d’une incursion armée qui avait fait plusieurs morts parmi les agents du parc et conduit au pillage de son dépôt d’armes et de munitions.
La répétition de ces incidents ravive les inquiétudes des habitants face à la persistance de l’insécurité dans cette partie du Haut-Katanga, régulièrement traversée par l’activisme de groupes d’autodéfense Maï-Maï.
Un bilan encore provisoire
À l’heure de la publication, ni les FARDC ni les autorités provinciales ne s’étaient exprimées sur ces événements. Le bilan communiqué reste provisoire et émane de sources locales.
