RDC : la C64 examine le projet de dialogue national inclusif annoncé par Félix Tshisekedi

Les leaders de la Coalition Article 64 se sont retrouvés ce samedi 18 juillet à Kinshasa pour évaluer l’initiative du chef de l’État, au lendemain de son annonce et alors que la CENCO poursuit ses consultations auprès de l’opposition.
Les principaux responsables de la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) se sont réunis ce samedi 18 juillet 2026 à Kinshasa pour se pencher sur le projet de dialogue national inclusif annoncé la veille par le président Félix Tshisekedi. La plateforme rassemble notamment Martin Fayulu (ECiDé), Moïse Katumbi (Ensemble), Jean-Marc Kabund (C), Augustin Matata Ponyo (LGD) et Delly Sesanga (Envol).
Une annonce présidentielle qui rebat les cartes
Le vendredi 17 juillet, à la Cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a officiellement levé l’option d’un dialogue national « inclusif, apaisé et résolument républicain », à l’issue d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses. L’objectif affiché est de raffermir la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution. Les chefs religieux, dont le cardinal Fridolin Ambongo, ont accepté d’accompagner le processus et ont appelé les pouvoirs comme l’opposition à s’y inscrire.
La CENCO à la manœuvre auprès de l’opposition
Dans la foulée de cette annonce, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), sous la conduite du cardinal Ambongo, a engagé une série de consultations. Ce samedi, elle a rencontré les leaders de la C64 afin de leur restituer la teneur des échanges tenus la veille avec le chef de l’État. Cette démarche s’inscrit dans le prolongement des médiations régionales entamées début juillet à Bujumbura sous l’égide du président burundais et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye.

Des préalables qui demeurent
La C64 s’est jusqu’ici dite ouverte au principe d’un dialogue, tout en posant des conditions fermes : le renoncement public et définitif du président Tshisekedi à son projet de changement de la Constitution, la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique, le respect des libertés publiques et le rétablissement de l’État de droit. La coalition maintient par ailleurs sa marche prévue le mercredi 22 juillet vers le Palais de la Nation. Elle pourrait arrêter une position officielle à l’issue de ces discussions.
